
Les pages « 300 » sont extraites de larticle que javais écrit il y a maintenant 7 ans pour la revue « The Bond » de lACCF. Je lai relu, corrigé, amélioré pour maintenant vous le livrer en version « updated ».
300 :
nombre magique qui, prononcé devant un enthousiaste des 50s 60s, réveille une lueur denvie dans les yeux des plus endurcis ! A ce nombre, il faut adjoindre une lettre comprise entre B et L pour entrer dans le cercle des « purs », ceux qui dédaignent ces petites choses multi soupapes dont le turbo ne pourrait gaver un seul de leur cylindre.Inutile de préciser la marque, « jai une 300 letter » vous propulse immédiatement au firmament des US cars, une légère pression sur la pédale de droite achevant définitivement de convaincre les GM et Fordistes quils nont plus quà brader leur Chevy ou Galaxie pour rejoindre la « Mopar Division ».
1951-1954, a star is born
|
|
1951, année charnière pour Chrysler, qui voit la naissance du fameux et tout nouveau V8 Firepower le bien nommé. Déjà 2 ans que la GM a sorti son V8 haute compression (Olds et Cad), mais les ingénieurs Chrysler décidèrent quil fallait un « plus ». Et tout naturellement on travailla la forme des culasses : celles du Firepower auraient un dessin hémisphérique, idéal pour la combustion et apportant un surcroît de puissance à haut régime. Ce nétait pas une découverte mais lancer en grande série un moteur hémi tenait de la gageure, nécessitant de très coûteux investissements en outillages mais aussi en prix de revient : il y a deux rampes de culbuteurs par banc, donc deux fois plus de pièces en mouvement. Mais le Firepower était né et bien né : avec un faible indice doctane il surpassait les V8 GM de 20 ch dès 51 (180 contre 160) et le labo Chrysler développa des versions encore plus affûtées : une de 353 ch à 5200 tr/mn avec un taux de compression très élevé de 12,6 nécessitant lutilisation dessence aviation pour gaver les 4 carbus ! On arriva même à 404 ch en utilisant de lalcool Ca commence à décoiffer, surtout en 1951 ! Noublions pas Briggs S. Cunningham et ses fameux roadster C2 engagés au Mans en 51 : un finit 18ème. Motorisés par un moteur stock de 180 ch, ils prouvèrent lexceptionnelle fiabilité du Firepower. En 1952, le C4R grimpa à 300 ch et 310 ch lannée suivante.
|
|
Chrysler engagea aussi des voitures dans différentes compétitions : Carrera Pan Am (Mexique), NASCAR et même un projet pour Indianapolis, développant 400 ch et chronométré à près de 140 mph (220 km/h) de moyenne sur 900 miles. Malheureusement une modification du règlement en 52 empêcha Chrysler dutiliser son 331 CI et lobligea à le « destroker » à 271 CI perdant ainsi toute chance dêtre compétitif. Un moteur performant cest bien mais encore faut-il que le reste suive : les Chrysler des early 50s, lourdes, au look et comportement archaïques, ne mettent vraiment pas en valeur les qualités intrinsèques du moteur. Comme par hasard, GM (Corvette), puis Ford (T.Bird) cristallisent les désirs des jeunes générations alors que les Chrysler sont cataloguées comme « voitures de vieux ». Il fallait frapper un grand coup, sans engager des dépenses importantes, lannée 54 ayant été désastreuse : - 40 % de vente ! Lassociation Virgil Exner Firepower allait complètement chambouler limage Chrysler et engager une course qui ne sachèvera quau début des années 70 : POWER MUSCLE HEMI ..
|
|
Gallerie photos
CHRYSLER 52..54 |
| NewYorker 2 dr. 52 | NewYorker cv. 52 | NewYorker 53 | Firepower |
|
|
|
|
|
| Couple / puissance | Intérieur 8 pass. 53 | Windsor 54 | Town & Country 54 |
![]() |
|
|
|