| L'HISTOIRE SANS
FIN ... 2° partie |
Ma 1° idée était de refaire les freins, voir
ce qui nallait pas dans la direction et
rouler un peu avant de restaurer
chrome et sellerie. La 1° commande fut donc des cylindres de roue et un maître cylindre.
En attendant, jauscultai la direction : il y avait des blocages quand on
braquait à gauche, moteur tournant ou arrêté. Démontage de la
" coaxial ", essai à vide, ça fonctionnait ; par contre, dès
quil y avait une force à vaincre, ça ne marchait plus. Je suspectais le train AV,
commande chez Kanter dun kit de réfection. Il faut remarquer quà cette
époque (95), la voiture était à 15 km de chez moi, dans une grange (sol en terre
battue
). Donc le travail nétait pas des plus commode, entre léclairage
peu performant, les outils quon oublie, les vis qui tombent par terre etc

Tant bien que mal, le train AV est refait à
neuf ; ça flashe la peinture neuve ; allez hop, un petit coup sur ce qui est
visible des rails et re-essai :
aucune amélioration ! Le problème vient
donc bien du boîtier ! Par chance je trouve un boîtier de 59 (constant control) qui
fonctionne parfaitement ; fixation identique mais " pitman arm "
différent et celui que jai est trop court : il vient dune Dodge 59.
Heureusement, le " hemmings " me vient en aide sous forme dune
annonce dun gars de Californie qui liquide des pièces Imperial 57/58. Par chance,
il a le Pitman arm ainsi que dautres pièces. Les prix sont super intéressants,
seul problème, il faut communiquer par courrier et cest long. Quelques semaines
plus tard, la direction est opérationnelle. Elle permettra de bouger un peu la voiture
pour une séance photo de " Nitro " et de la garer dans son nouveau
garage chez moi. Les freins étaient remontés sans garnitures, ni lockeed car un
suintement suspect dégoulinait de larbre de roue : joints internes HS.
Lexamen complet de la voiture me signifia quà part le train AV et les
cylindres de roue, tout était à reprendre : le moteur, peint en noir, tournait
moyennement rond, les vitesses ne semblaient pas passer, de la rouille invisible au
premier regard mangeait le plancher passager, le moteur de capote était HS comme les
durites de vérin, les canalisations de freins rapiécées par 10 soudures, bricolage
infâme du circuit électrique, Vinyl de tableau de bord déchiré, entourages de
compteurs piqués . La décision sauta aux yeux : une " frame
off " restauration, soit le décaissage et le démontage complet du véhicule.
Cette mise à nue de la voiture sétala sur plusieurs mois et me permit
de plus en apprendre quà la lecture de shop oui parts manuals. Les bricolages
" made in Ghana " prouvèrent que 1) les africains sont passés
maîtres dans la réparation de fortune qui fonctionne. 2) ils ne pourront jamais
présenter une voiture à Peeble Beach ! En vrac, joints Spy adaptés sur la base de
lancien, fil électrique de 1 m en 4 morceaux de 25 cm de couleur différente, bois
remplaçant les supports dagrafage de capote (super travail mais bois pourri), jante
de Mercedes adapté sur moyeu dImperial, etc
Donc tout est démonté, de la capote au moteur
en passant par la boîte, la sellerie, le tableau de bord, les ressorts AR, etc
Ah
oui, jai oublié de vous parler de lélimination du Blackson
" africain " : étalé à la truelle en épaisseur avoisinant les
1 cm par endroit ! Lavantage cest quil a au moins protégé 80 % de
la caisse. Linconvénient cest qu il ne part pas au sablage, il
faut lenlever avant, ce qui fut fait à la main (avec un outil style ciseau à bois
bricolé..) en plusieurs semaines
Le tableau de bord enlevé, le spectacle était
désolant : sous
lisolant de la cloison pare feu, la rouille avait fait son office et
tout était à refaire. 20 boulons plus loin, la caisse est séparée du châssis et prend
le chemin du sablage. Le sablage est idéal pour voir apparaître tout ce que lon ne
veut pas voir justement : multitude de minuscules trous dans le coffre, le plancher,
les ailes.
Entre-temps, dautres travaux étaient
accomplis : chromage de quelques pièces (pour voir !), démontage et
vérification des compteurs, jauges, radio, montre, remplacement déléments trop
malades par dautres récupérés sur un tableau de bord de récupération,
déshabillage des sièges et envoi de ce qui restait du cuir chez Gary Goers, polissage de
tous les inox, désanodisation des aluminium oxydés, liste de ce quil fallait
acheter, etc.. La liste augmentait, tout comme le budget de la restauration et le délai
de mise sur route de la Crown ! Miraculeusement le californien avait un jeu complet
de vitres et déflecteurs avec les entourages : les miens, peints en noir mat
( !) étaient tellement abîmés que les $ 300 demandés étaient une excellente
affaire, surtout quune fois reçus, les " californian glasses "
étaient comme neuf
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